Frenchies : Saliba, Fofana, Leicester les vérités de Claude Puel

Par Kévin Jones , le 9 mai 2021
Claude Puel
Claude Puel (ASSE) - Copyright : Imago

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Ancien manager de Leicester City et actuel entraîneur de l’AS Saint-Etienne, Claude Puel, s’est livré dans les colonnes du Journal du Dimanche. Il évoque les situation de William Saliba, Wesley Fofana et son passage chez les Foxes.

Claude Puel, seul technicien en France disposant du titre de Manager général, évoque comme les clubs français sont contraints de vendre rapidement des jeunes espoirs pour équilibrer leur compte : « A Saint-Etienne, on a incorporé chez les pros des gamins de 17 ans, qui n’avaient pas encore évolué en réserve. On brûle des étapes car dès qu’un gamin éclate, il part. On l’a vu avec William Saliba (vendu 29 millions à Arsenal), et Wesley Fofana (vendu 45 millions d’euros à Leicester). On ne pouvait pas faire autrement » explique-t-il.

Saliba a raté ses débuts, pas Wesley

Des départs très tôt de ces jeunes qui peuvent essuyer des échecs à l’image de William Saliba qui n’a pas encore joué seul match de Premier League sous les couleurs d’Arsenal : « C’est à pile ou face. William a raté ses débuts, pas Wesley. Rivaliser avec les quatre gros championnats, on y arrivera pas. L’enjeu est de mieux protéger notre formation. Le premier contrat pro est de trois ans en France quand il est de cinq ans en Angleterre. Donc à partir de 16 ans, ils sont mis aux enchères » ajoute l’ancien coach de Leicester City.

A Leicester, on a recruté des gamins qui aujourd’hui lutte pour le podium

D’ailleurs, l’ancien manager des Foxes regrette que parfois, on ne laisse pas le temps aux techniciens de faire progresser leur équipe. Comme cela a été le cas pour lui à Leicester City : « Quand j’ai accepté Leicester (en 2017), j’ai dit aux dirigeants qu’il n’y avait que cinq éléments au niveau. Finalement, j’en ai gardé que deux. On a été très irréguliers car on avait recruté des gamins. Ils avaient besoin de murir. C’est la même équipe qui cette saison lutte pour le podium. Les choses se construisent » conclut Claude Puel.

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