Mercato Arsenal : Wenger explique comme le club lui a échappé

Par Kévin Jones, le 7 décembre 2019 — 2 minutes de lecture
Arsène Wenger prend la défense de Pochettino

Invité par le magazine So Foot à s’exprimer sur le football de ces dix dernières années, Arsène Wenger, ancien manager d’Arsenal, compare la croissance du club londonien à ce qu’est devenu le football actuel.

Dans les colonnes de So Foot, le technicien français laisse entendre que maintenant le football n’est affaire que de business et de marketing : « Aujourd’hui, la taille des clubs empêche parfois de garder la culture de la performance. Quand je suis arrivé à Arsenal, on était 80. Quand j’en suis parti, on était 750. Et dans une organisation de 750 personnes, chacun pense avant tout à se protéger plutôt qu’à s’améliorer » explique Arsène Wenger.

L’ancien manager des Gunners avoue des regrets sur ses dernières années passées au club : « Mon regret à Arsenal, c’est d’être passé d’une taille humaine à inhumaine, avec une lourdeur administrative plus importante. Tout s’est accéléré. Il y a dix ans, tu disais : tiens il y a un mec là-bas qui est bien, on va le faire venir, donne-lui un survêt, il fait partie de l’équipe. C’est fini ça. Si tu veux un nouveau kiné, tu trie 300 demandes. A Arsenal, c’est ainsi que petit à petit, j’ai senti le club m’échapper » ajoute-t-il.

Wenger évoque l’ogre financier qu’est Manchester City

L’ancien coach de Monaco prend exemple sur la manière dont Manchester City est géré : « Quand j’étais gamin, il était inimaginable qu’un jour, quatre entreprises, les GAFA, domineraient le monde. Dans le foot on y arrive avec quelques structures qui ont le potentiel financier pour attirer les meilleurs joueurs du monde. Si on prend Manchester City, ce club a créé le football global. Ils sont associés avec China Media Capital, Warner Bros, avec des satellites qui s’appellent City Marketing Group et qui possèdent des clubs à Sydney, New-York, Yokohama. Ils vendent une présence dans le monde entier. On est sorti du club de football classique » conclut Wenger.

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